Les composants du coefficient de facturation en interim

Les composants du coefficient de facturation en interim

Pour facturer le service qu’elle rend à son client, une agence d’intérim utilise un multiplicateur nommé coefficient de facturation. Pour beaucoup d’entreprises qui font appel à ce prestataire, il est difficile de comprendre son fonctionnement. Voici tout ce qu’il faut savoir sur ce coefficient. 

Les essentiels sur le coefficient de facturation intérim

Le coefficient de facturation en interim couvre une partie des charges supportées par l’agence d’intérim. Il faut effectivement souligner que cette dernière ne s’occupe pas uniquement du recrutement des agents intérimaires qui vont travailler pour son client. Elle endosse toutes les responsabilités de l’employeur. Ainsi, elle paie les charges sociales et patronales ainsi que les salaires des employés.

L’agence d’intérim définit le coefficient à appliquer selon certains critères. Parmi les plus importants, il y a le profil du salarié recherché. Plus ce dernier est difficile à trouver, plus le coût de la prestation de l’agence est élevé. Il est à noter qu’il y a plusieurs types de coefficients utilisés. 

Les différents coefficients appliqués

Si l’agence d’intérim se charge intégralement de recruter les talents, elle applique ce coefficient de facturation. Il permet de couvrir les dépenses liées à différentes démarches. Il faut citer en premier lieu la recherche de la personne qualifiée, surtout lorsqu’elle ne se trouve pas dans son vivier. 

Il y a ensuite l’organisation des entretiens et la sélection des candidats qui répondent le plus aux besoins de l’entreprise utilisatrice. Enfin, la réalisation des démarches administratives liées à l’embauche. Tout ce travail complexe demande du temps et de l’argent. Ainsi, l’agence d’intérim peut imposer un coefficient de facturation élevé qui peut être de 2, 4 ou même 10 points. 

Le coefficient de gestion est appliqué si l’entreprise utilisatrice a déjà trouvé le salarié intérimaire. En revanche, elle veut confier la gestion administrative du contrat du candidat à l’agence d’intérim. Cette dernière n’a pas à s’occuper des frais de recherche, ce qui signifie que son travail est limité. Voilà pourquoi le coefficient de gestion est souvent faible. 

Enfin, il y a le coefficient à bascule ou coefficient de dégressivité. Il se situe entre le coefficient de délégation et le coefficient de gestion. Cela signifie que si l’entreprise utilisatrice souhaite confier une nouvelle mission au même intérimaire fourni par l’agence d’intérim, cette dernière applique le coefficient à bascule lors de la facturation de sa prestation. 

Le choix du coefficient de facturation

L’agence d’intérim ne choisit pas le coefficient de facturation à appliquer au hasard. Elle prend en considération plusieurs paramètres incluant en premier lieu la complexité de sa mission. Lorsqu’elle doit investir du temps et de l’argent, elle peut fixer un coefficient d’intérim élevé. 

En général, le taux de rémunération en vigueur est optimal quand l’agence doit chercher un travailleur doté d’un profil rare ou d’une qualification spéciale. Bien entendu, la durée de la mission de l’intérimaire recruté est aussi un facteur qui pourrait augmenter le coefficient de facturation. Plus elle est longue, plus les charges supportées par l’agence sont élevées. Il ne faut pas oublier le nombre d’intérimaires embauchés. La gestion de leurs contrats est coûteuse. 

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